Chez Éric Sibert
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Descendre à Tamatave

Comment descendre à Tamatave en voiture ???

Mis en ligne le 5/02/2010
Madagascar 2009

Jeudi 13 août :
Activités diverses dans Tana : commande d’une nouvelle paire de lunettes, retrait d’argent, achat d’un nouveau téléphone portable, confirmation du vol retour, consultation internet. À midi, repas à l’hôtel avec Florent, Nico et Tonio. En début d’après-midi, Nico part pour Tuléar rejoindre sa famille. Je retourne en ville pour une mapping party osm sur l’avenue de l’Indépendance. Je refais une consultation internet. Au moment de payer, je me rends compte que je n’ai plus mon porte-feuille avec la carte bancaire, le permis de conduire et les petites coupures. Il est très probable que je l’ai oublié dans le taxi mais je vais quand même vérifier qu’il n’est pas à l’hôtel. Ce n’est pas le cas alors je fais opposition sur la carte bancaire. Il y a des périodes où tout foire. Liva arrive le soir en voiture d’Ambatolampy.

Vendredi 14 août :
Nous allons récupérer les lunettes commandées la veille. Nous nous renseignons aussi pour un transfert d’argent par Western Union. Il s’avère aussi qu’il faut faire une déclaration de perte pour le permis de conduire. Nous commençons par la préfecture de police à côté de l’hôtel. Ils nous renvoient sur le commissariat de quartier un peu plus loin à Mahamasina. Ce dernier nous renvoie alors sur le commissariat central en centre-ville. Nous décidons de commencer par aller manger à l’hôtel. Ensuite, nous tentons de nous rendre au commissariat en voiture mais il est difficile de se garer dans le quartier de Tsaralalana. Une fois au commissariat, il y a deux bureaux différents, un pour les cartes bancaires et l’autre pour les documents administratifs. Nous avons du mal à trouver le premier aussi nous concentrons nos efforts sur le second. Il faut faire la demande de déclaration manuscrite sur papier libre en recopiant un formulaire. Il faut aussi joindre deux photos d’identité. Ça tombe bien, j’en avais deux dans mon portefeuille... Nous partons dans Tsaralalana pour me faire tirer le portrait. Munis des photos, nous retournons au commissariat déposer la déclaration. En attendant la signature du commissaire central, nous allons retirer l’argent que mon frère m’a envoyé par Western Union. Ensuite, nous obtenons au commissariat la déclaration de perte. Avec le précieux sésame, nous allons au consulat... qui est déjà fermé à 16 h. Retour à l’hôtel. Nous chargeons les bagages et en route pour les vacances, direction la côte Est. Ça roule mal pour sortir de Tana. À la sortie de la ville, nous prenons du gasoil. Liva me demande combien. Par réflexe, je dis : le plein. Mauvaise idée. Alors que nous sommes dans la montagne, une voiture qui nous suit nous fait des appels de phares. Quand nous nous arrêtons, elle vient nous dire que nous perdons de l’essence. Effectivement, le bouchon n’est pas étanche et ça déborde bien dans les virages. Nous essayons d’améliorer ça avec un chiffon mais sans grand résultat. La nuit nous rattrape ensuite. Alors que nous avons dépassé Manjakandriana, nous perdons un enjoliveur sur un nid de poule. Nous avons beau le chercher avec nos lampes, nous ne le retrouvons pas. Nous décidons d’arrêter les aventures pour ce soir. Nous avions décidé d’aller jusqu’à Mantasoa mais nous faisons demi-tour et retournons à Manjakandriana chercher un hôtel. Nous en trouvons un au bord de la nationale. Même s’il y a moins de camions que ce que je craignais, c’est quand même loin d’être calme.

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Manjakandriana

Samedi 15 août :
Nous prenons le petit déjeuner dans le village en regardant les trains passer. Nous repartons tranquillement après quelques courses et un regonflage de pneus. Les vitesses sont de plus en plus difficiles à passer. Nous parvenons quand même jusqu’à Moramanga. Nous nous arrêtons dans un des garages à l’entrée de la ville. Le diagnostic tombe assez rapidement : le disque d’embrayage est trop usé. Après démontage, il y a en plus une pièce qui est cassée mais celle-ci sera réparée avec un coup de soudure à l’arc. Pour le disque, ça prend plus de temps.

Liva va chercher un endroit pour manger. Elle me ramène aussi un panier repas que je déguste sur le capot arrière de la voiture. Nous allons aussi devoir passer la nuit sur place. Je pars à la recherche d’un hôtel. C’est d’autant plus urgent qu’il s’agit d’un week-end de vacances. Le deuxième essai est le bon. Nous transférons nos bagages en pousse-pousse. Nous passons la soirée au bar karaoké du coin.

Dimanche 16 août :

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Andasibe
Où ai-je garé mon cheval ?

Au réveil, le grand beau temps anormal de la veille a fait place à un ciel bas et bouché à la limite du crachin. À 11 h, après 24 heures, nous récupérons la voiture. Non seulement la facture est salée mais en plus ils ont endommagé le pare-choc avant en marchant dessus et une partie du réservoir a été siphonnée. Nous faisons un tour en ville pour vérifier les réparations. C’est mieux sans être parfait, en particulier pour la troisième qui ne passe toujours pas très bien. Nous chargeons et prenons la route d’Andasibe. Au point d’accueil du parc, on nous indique qu’il est préférable d’effectuer la visite le matin pour avoir plus de chance d’observer l’Indri-Indri. Aussi, nous commençons par aller chercher un hôtel dans le village. Nous mangeons dans une gargote à côté du marché avant d’aller faire la sieste. Le soir, nous cherchons un endroit pour boire une bière. Le choix est limité. Dans l’épicerie où nous nous installons, nous avons le droit à la scène ordinaire de l’alcoolisme local. Des personnes viennent avec un peu d’argent, se paient un verre d’alcool local qu’ils boivent d’un trait puis repartent sans mot dire. Repas moyen à l’hôtel.

Lundi 17 août :
Une éclaircie bien opportune se manifeste le matin. Nous en profitons pour faire la visite de la réserve d’Andasibe. Nous ne sommes pas les seuls, il y a aussi le collège d’Ankazobe. La réserve est constituée de forêt secondaire avec pas mal d’espèces végétales introduites. Nous parvenons à observer l’Indri-Indri mais le groupe est perché bien haut dans les arbres.

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Andasibe avec le soleil
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Indri-Indri
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Réserve d’Andasibe

À midi, nous reprenons la route. Nous effectuons la pause repas un peu plus tard. Nous terminons tranquillement jusqu’à Brickaville. Installation à l’hôtel et promenade dans la bourgade.

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Epi-Bar à Brickaville

18 août :

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Halte du taxi-brousse
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Installation de la fibre optique

Notre chambre est entre la route nationale et la voie ferrée mais finalement ce sont surtout nos voisins qui sont bruyants, une bande de jeunes de la capitale descendant en vacances sur la cote avec la guitare et tout. Au réveil, c’est la pluie qui nous accueille. Avant de reprendre la route, nous repassons par la case garagiste. En effet, suite à la réparation de la veille, un tuyau suspect pend sous le moteur. Il y a aussi un bouclier latéral qui commence à s’en aller. Sur la route, un coq aveugle se jette sous la voiture et pète une partie du bouclier. Nous avons aussi de sérieux doutes sur la fiabilité de la jauge à essence qui semble sujette à de faux contacts. Nous arrivons à Tamatave en début d’après-midi. Nous nous installons chez une amie de Liva, l’ancienne propriétaire de l’espace Miora à Ambatolampy, où nous nous sommes rencontrés. En fin d’après-midi, nous faisons une excursion brochettes en bord de mer. Malheureusement, la pluie nous force à les consommer à l’intérieur de la voiture. Nous enchaînons avec la boite de nuit, le Colorado, qui propose une programmation années 80, 90. Je tente le rhum Cola, le genre de truc qui te fait passer le gingembre pour du remède de grand-mère. En sortant de la boîte, la voiture ne démarre plus, la batterie semblant à plat. Avec quelques renforts, nous la démarrons en la poussant.

19 août :
Nous entamons la journée par une grasse matinée. Le beau temps est de retour. Nous allons nous balader en ville. Nous faisons un tour au bazarbe pour acheter quelques vêtements. À Tamatave, plutôt que les pousse-pousses, ce sont les vélo-pousses qui servent aux déplacements locaux. La location pour le chauffeur est de 20000 FMG/jour (1,5 €) alors que l’achat est à 3000000 FMG (215 €). Le soir, nous remettons ça pour les brochettes avec une météo plus clémente. Nous terminons par la soupe chinoise dans un restaurant éponyme.

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Avenue de l’Indépendance
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Début du canal des Pangalanes
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Port de Tamatave

20 août :
Pluie intermittente. Nous visitons la ville en voiture, y compris l’Université et la zone industrielle. La voiture présente toujours des problèmes de batterie alors que la marche arrière devient aussi très difficile à passer. Nous réservons le combiné bus plus bateau pour aller à Nosy Sainte Marie. Nous attaquons la soirée dans une gargote à grands coups de vodka, coco, guirlande (brochettes de cartilages ?) et poulet. Nous terminons jusqu’à une heure du matin dans un karaoké alcoolisé.

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Port de Tamatave le soir

À suivre...

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