Chez Éric Sibert
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Séville 2008

Voyage à Séville en Andalousie. Congrès scientifique et descentes en ville voir un peu de grimpe.

Mis en ligne le 4/10/2008

En marge d’un congrès scientifique en septembre 2008 à Séville en Andalousie, je suis resté les week-ends avant et après pour visiter le coin.

Vendredi 5 septembre :
La nuit avant de partir, il y a un gros orage sur Grenoble. Ça pète grave jusqu’à 2 h du matin. À 4 h, je me lève pour partir. Taxi pour la gare. Navette jusqu’à l’aéroport de Lyon St-Exupéry. Vol pour Madrid. Je dois prendre une correspondance. Le premier truc suspect sur la carte d’embarquement, c’est que le vol est à 10 h 30 et l’embarquement à 11 h 15. Cherchez l’erreur. Il est aussi indiqué que ça doit se passer au terminal M. Je me dirige vers le terminal en question. Pour ceci, il faut prendre un métro automatique. Quand j’arrive sur place, c’est bien calme mais surtout, les panneaux d’affichage indiquent que ça doit plutôt se passer du côté de HJK, c’est-à-dire de là où je viens. Je me renseigne au point d’information Iberia. Quand je montre mon billet, le préposé me dit que c’est bien là, il suffit d’attendre. Alors j’attends un moment mais comme rien ne change, je décide de retourner sur HJK. Je reprends le métro en sens inverse. Sur place, notre avion n’est toujours pas annoncé, contrairement aux autres. Après requête au point d’information, on me confirme qu’il est en retard, qu’il est prévu pour 11 h 45. Je commence à avoir faim. Finalement, nous embarquons peu après midi en zone J. Vol rapide pour Séville. À la sortie de l’aéroport, je prends le bus pour le centre-ville. Le matin avant de partir, j’ai imprimé en urgence le plan de la ville avec la position du collegio où je dois dormir. Bien m’en a pris car j’avais oublié les instructions au boulot. J’arrive à suivre le parcours du bus sur la carte. À un arrêt qui ne me semble pas trop loin de mon objectif, je descends et je pars à pied avec mes deux sacs à dos. +28 °C et quelques nuages qui cachent le soleil, ça va pas mal. Un kilomètre plus loin, je trouve sans difficultés. J’ai le droit à une chambre en rez-de-chaussée donnant sur une rue circulante. C’est assez bruyant. Je vais manger rapidement dans une gargote en face. Ensuite, je comatise dans la chambre jusqu’à la tombée de la nuit. Je vais faire un tour en ville pour manger avant de rentrer me coucher.

Samedi 6 septembre :

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Église de San Ildefonso
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ruelle du quartier juif

Réveil à 8 h. Je commence par faire un tour dans le quartier pour prendre un petit déjeuner. Le temps est couvert, 21 °C. Ensuite, je me renseigne à l’accueil de la résidence pour aller à l’office du tourisme. On m’indique que le plus proche est à la gare. Je suis à peine parti que la pluie est de la partie. Je retourne dans ma chambre mettre un pantalon et prendre un sweat-shirt. Je trouve sans problème la gare, vue que je suis passé devant la veille. Je m’informe à l’office du tourisme. Je poursuis ensuite en direction de la vieille ville. La pluie est toujours là, le style de bruine qui ne vous arrête pas d’un coup mais qui à force mouille. Je déambule dans les ruelles de la vieille ville. À force d’aller au hasard, je me retrouve en face de la cathédrale où je suis déjà passé. Je repars en direction du Guadalquivir, le fleuve qui borde la ville. Je fais une pause à la place d’armes avant de pousser une pointe jusqu’au parlement local puis de retourner vers le marché de la réincarnation et y manger. Globalement, toute la vieille ville est bien restaurée et entretenue. Ça fait quand un secteur assez vaste. Dans l’après-midi, un vent tiède chasse la pluie et permet même à quelques rayons de soleil de pointer leur nez. Je vais visiter le musée des beaux arts. Après ça je retourne à la résidence reposer un peu les pieds non sans prendre une glace au passage. En fin de journée, je profite des rayons du soleil qui est de retour pour faire des photos de la ville dans le couchant. Je mange en ville une fois la nuit venue avant de rentrer. J’ai marché 24 kilomètres aujourd’hui.

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Santa Maria La Blanca

Dimanche 7 septembre :
Non seulement la chambre n’est pas insonorisée par rapport à la rue mais aussi en interne : j’ai un voisin ronfleur. Réveil assez matinal, au moins pour Séville. J’ai quelques difficultés à trouver un troquet ouvert pour le petit déjeuner. Je vais ensuite tourner dans la vieille ville à la recherche de la lumière du matin dans les ruelles avant que le soleil ne soit trop dur. Celui joue d’ailleurs un peu à cache-cache avec les nuages mais il ne fait quand même pas frais. Je pars ensuite sur la visite de du Reales Alcazares. J’y passe la fin de la matinée.

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une cour de l’Alcazares
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décoration de l’Alcazares
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intérieur de l’Alcazares
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réserve d’eau de l’Alcazares

En ressortant, je me trouve un restaurant pour me remplir la panse. Après je me dirige doucement vers le campus Reina Mercedes pour une lecture dans le cadre du congrès. Malgré les recommandations relatives à l’éloignement, je tente d’y aller à pied. Cette fois, le soleil donne en plein. Il n’y a pas de doute que nous sommes en Andalousie.

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La Giralda depuis une terrasse

Pour rajouter une touche de piment, le campus est en dehors de mon plan ce qui me fait faire quelques détours mais je finis par arriver à la conférence avant qu’elle n’ait commencé. L’amphithéâtre est climatisé, c’est toujours ça de pris. Après ça, il est déjà 19 h 30 et nous sommes emmenés en bus au siège de l’Université pour le cocktail de bienvenue avec tous les autres congressistes. C’est dans ce bâtiment que Carmen roulait des cigarettes autrefois. Je retrouve un certain nombre de connaissance dont Manu (cf. , , et ici). Après avoir bien consommé sur place, nous allons faire un tour dans la ville. Nous commençons par le vin recuit à l’orange avant d’aller en terrasse admirer la cathédrale de nuit. Enfin, chacun part de son côté pour aller dormir. 17 kilomètres de marche pour la journée.

Lundi 8 septembre :
Nous entrons dans le vif du congrès. Après un réveil matinal, je me rends sur place en bus sans problème. Beau temps. Rien à signaler. Les locaux sont toujours climatisés. En fin de matinée, je fais un aller-retour à l’hôtel car j’ai oublié mon badge et mes tickets de cantine. Ça circule bien au klaxon en ville. En fin de journée, nous avons une réception à l’Alcazares. Entre grenoblois, nous décidons d’y aller par nos propres moyens en faisant un crochet par la pension. Sur place, nous retrouvons le reste des congressistes. Nous commençons par la visite commentée de l’Alcazares. Et ça dure. Pour gagner du temps en vue de la réception, nous avançons de quelques groupes. Après l’Alcazares, la visite continue dans les ruelles de la vieille ville. Enfin, après près de deux heures, la visite s’achève sur la place au pied de la cathédrale. Et la réception ? Ben, c’était ça. Nous nous rabattons sur un bar à tapas dans le coin. En fait, c’est surtout un bar à touristes aux portions bien réduites. Fin de journée.

Mardi 9 septembre :

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Bar de notre quartier

Temps un peu couvert. Suite du congrès. En fait, dans chaque pièce, la climatisation et l’éclairage des salles sont synchronisés au moyen d’une carte électronique. Ainsi durant les conférences l’éclairage est coupé donc la climatisation de même, ce qui fait que la température monte progressivement des fois jusqu’à 28 °C. Ensuite les questions arrivent et on a le droit à un gros retour d’air froid en même temps que la lumière. Sinon, pas grand chose à signaler sur la journée. Le soir, nous faisons un tour dans les bars à tapas du quartier de notre pension

Mercredi 10 septembre :

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En ville

Temps bouché le matin qui se dégage. Lors de la première conférence, le responsable demande si on préfère garder la climatisation ou éteindre la lumière durant les exposés. Nous optons pour la fraîcheur et c’est aussi visiblement le cas dans les autres salles. L’après-midi est libre. J’en profite pour faire la sieste vu que je ne dors pas bien la nuit dans ma chambre donnant sur la circulation. Le soir, nouveau tour dans les bars à tapas de la ville. Cette fois, nous optons pour les quartiers branchés plutôt que touristiques.

Jeudi 11 septembre :
Temps lourd qui se dégage en fin de journée. À midi, c’est le dernier repas compris dans l’inscription du congrès et on ne va pas le regretter. En fin d’après-midi, nous descendons une fois de plus en ville. Nous allons assister à la tombée de la nuit sur le Guadalquivir. Nous rentrons ensuite à la pension avec juste une halte en cours de route.

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Plaza de Pilatos
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Aurore sur le pont Isabel II
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Bar à tapas

Vendredi 12 septembre :
Belle journée en perspective. Un petit vent permet de maintenir le ciel dégagé sans trop de chaleur. Le congrès se termine dans la matinée. Ensuite, j’effectue un transfert d’hôtel. Nous allons nous partager une chambre avec Manu pour le week-end. Pour midi, je mange quelques tortillas dans le quartier. Avec Manu qui doit encore faire son transfert, nous décidons de nous retrouver à 17 h pour visiter la cathédrale. En attendant, je vais faire un tour du côté de Triana, sur la rive opposée du Guadalquivir. À l’heure dite, nous nous retrouvons et nous découvrons que la cathédrale ferme justement à ce moment là. À défaut, nous allons nous promener vers la plaza de España et le jardin voisin. Nous croisons Frédéric, un autre congressiste, un ancien pote à Sylvain, le frère de Manu. Vers 19 h, Manu nous quitte pour aller boire des canons avec son ancien chef d’Angleterre. Je fais de même avec Frédéric à la plaza de America. Nous retournons en ville et retrouvons Manu et ses différents potes espagnols pour un restaurant.

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Puerta de Jerez
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Rempart de l’Alcazares
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Sur l’avenue de la Constitution

Samedi 13 septembre :
De bon matin, avec Manu et Cesare, un ami de Manu habitant Séville, nous partons en voiture pour aller grimper un coup.

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rue de Zahara

Nous commençons par traverser la plaine avant d’attaquer une zone plus vallonnée et d’arriver dans les montagnes du Parque Natural Sierra de Grazalema. Nous prenons un petit déjeuner dans le village de Benaoján. Nous passons le reste de la journée sur un site d’escalade à quelques kilomètres en dessous du village. Comme je ne m’étais pas coordonné avec Manu pour le congrès, il ne savait pas que je venais et ne m’avait pas dit de prendre mes chaussons d’escalade. Au début, je tente avec des chaussons trop petits. Je continue ensuite avec mes tennis et ça va beaucoup mieux. Il y a plusieurs voies sympathiques. Le soleil est aussi bien au rendez-vous. Nous plions les gaules en fin d’après-midi. Sur le chemin du retour, nous faisons un crochet par Zahara pour se restaurer légèrement et profiter du coup d’œil... Retour sur Séville un peu plus tard. Dans la soirée, nous retrouvons Frédéric et nous allons boire un coup sur la plaza de los Terceros avec Cesare.

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Zahara et ses environs

Dimanche 14 septembre :
Réveil aux aurores pour aller à l’aéroport. Je partage le taxi avec Manu mais ça m’oblige à partir une heure plus tôt que nécessaire pour moi. À l’enregistrement, je découvre que j’avais en fait commandé un retour sur Genève et non sur Lyon pour des questions d’horaire. Vol pour Madrid sans problème. Je profite de l’escale pour manger un peu vu qu’Iberia n’est pas le genre à nourrir ses clients. Ensuite, nous avons un léger contretemps car des passagers ne se sont pas pointés à l’embarquement et il faut débarquer leurs bagages. La météo est médiocre à l’atterrissage sur Genève, ce qui contraste bien avec l’Andalousie. Il n’y a pas de navette de bus pour Grenoble mais j’avais déjà dû le voir quand j’ai pris le billet d’avion. Je me rabats sur le train mais ce qui est dommage, c’est que je n’ai pas pris ma carte de réduction TER Rhône-Alpes. Ça aurait fait économiser quelques pépettes au boulot. Le ciel reste désespérément bas pendant tout le trajet en train. À Grenoble, ça caille bien alors que je n’ai qu’un sweat-shirt. Je suis chez moi à 19 h. Je suis obligé de mettre le chauffage pour avoir une température raisonnable dans l’appartement. Bonjour le changement.

En guise de conclusion, le séjour à Séville a été très agréable, en particulier le climat en septembre. Je n’ai même pas eu le temps de tout visiter.

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